Leport du voile se banalise. Il n'est pourtant pas obligatoire en islam, et si le Coran le recommande, c'est dans des circonstances bien précises.
UnesalariĂ©e qui refuse d'enlever son voile au travail peut-elle ĂȘtre licenciĂ©e ? PubliĂ© le 28 avril 2021 - Direction de l'information lĂ©gale et administrative (Premier ministre)
Pendantcertaines réunions, celle-ci avait refusé d'enlever son voile, alors qu'un client avait fait passer un message trÚs clair à la société qui l'avait embauchée : la salariée devait
Question J'aimerai savoir devant qui la femme a-t-elle le droit de retirer son voile. Cette question est épineuse pour les converties à l'Islam qui ont de la famille non musulmane.
Quisont les personnes en présence desquelles il est permis à la femme musulmane de retirer son voile ? Texte de la réponse Louange à Allah. Il est permis à la femme musulmane de retirer son voile devant ses mahram.
Lajeune femme a refusé d'enlever son niqab expliquant qu'il lui servait de masque sanitaire parce qu'elle était malade. ILLUSTRATION - AFP - MIGUEL MEDINA / ILLUSTRATION - AFP - MIGUEL MEDINA
LapremiÚre concerne une femme de 22 ans qui a refusé d'enlever le voile couvrant son visage lors de sa comparution devant un tribunal. AprÚs hésitations, le juge lui a finalement ordonné
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DĂ©couvredes vidĂ©os courtes en rapport avec devant qui peut on enlever le voile sur TikTok. Regarde du contenu populaire des crĂ©ateurs suivants : Redazere(@redazere), Indiaj8(@india_jacq), Sephâđ©đż(@sephana.dz), User(@user1312121212_spam), Islam, Muslim ïž(@islam_muslim.._), MaĂŻda (@_maiidaa__), áŠ(@4mbbrr), +216đčđłđčđłđ€(@linaxx.699),
Sila femme visionnaire est mariĂ©e et qu'elle se voit enlever son voile dans un rĂȘve et le brĂ»ler, cela indique que son mari lui causera du tort de la part de quelqu'un ou qu'il mourra bientĂŽt. Lorsque la femme mariĂ©e voit qu'elle achĂšte un nouveau hijab, c'est un
7v1o6yv. Question de foi Les catholiques doivent-elles obligatoirement porter un voile ? Pourquoi les religieuses catholiques portent le voile? Le pĂšre Roger Gomis, prĂȘtre du diocĂšse de Dakar, apporte des Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse, sâappuyant sur lâhistoire, les rĂ©fĂ©rences bibliques et le magistĂšre. Lâhistoire du voile fĂ©minin est antĂ©rieure aux religions rĂ©vĂ©lĂ©es, selon le tĂ©moignage de nombreux historiens. Et si par la suite, il a Ă©tĂ© imposĂ© aux femmes comme un signe religieux liĂ© au culte, le voile sâest progressivement retirĂ© des tĂȘtes de nombreuses femmes laĂŻques pour se limiter Ă celles de religieuses. Mais depuis le Concile Vatican II, de nombreuses congrĂ©gations religieuses fĂ©minines y ont tout simplement renoncĂ© comme signe distinctif de consĂ©cration. Bien malin celui qui rĂ©ussira Ă dĂ©terminer la date exacte de la tradition pour les femmes de porter le voile. Vers 1 000 ans avant JĂ©sus-Christ, il Ă©tait obligatoire pour les filles, les Ă©pouses et les concubines dâhommes libres, ainsi que pour les prostituĂ©es sacrĂ©es mariĂ©es, dâaprĂšs des historiens comme Odon Vallet. Ces femmes voilĂ©es ne devaient pas ĂȘtre touchĂ©es alors que les femmes non voilĂ©es esclaves, prostituĂ©es non sacrĂ©es ou non mariĂ©es ne disposaient dâaucune protection de leur corps. Aux temps bibliques, les femmes juives qui portaient dĂ©jĂ le voile selon leurs traditions culturelles ne subissaient aucune pression religieuse de la Torah qui le rendait obligatoire. Et bien aprĂšs lâavĂšnement du christianisme, les femmes continuent de se couvrir la tĂȘte quâelles soient religieuses ou laĂŻques. Saint Paul ImpulsĂ©e par Saint Paul, lâobligation du port du voile chrĂ©tien Ă©tait basĂ©e sur des motifs Ă connotation religieuse. Paul insiste sur la nĂ©cessitĂ© pour la femme de se couvrir la tĂȘte quand elle prie ou prophĂ©tise 1 Co 11, 3-15. Elle doit porter un voile Ă lâassemblĂ©e du culte, exprimant par ce symbole que sa dignitĂ© chrĂ©tienne ne lâa pas affranchie de sa dĂ©pendance Ă lâĂ©gard de son mari, ni du second rang quâelle occupe encore dans lâenseignement officiel elle ne doit pas parler » Ă lâĂglise, câest-Ă -dire quâelle ne peut enseigner 1 Corinthiens 14,34 ; 1 TimothĂ©e 2,12 ; tel est le commandement du Seigneur » reçu par Paul 1 Co 14,37. A lire aussi Quâest-ce quâun cardinal ? Ă la suite de saint Paul, plusieurs PĂšres de lâĂglise Ă©voqueront la question du voile fĂ©minin, notamment Tertullien. En 213, dans De Virginibus velandis » Du voile des vierges, il demande aux jeunes filles de porter le voile hors de chez elles, comme les femmes mariĂ©es. Il ajoute Femme, tu devrais toujours porter le deuil, ĂȘtre couverte de haillons et abĂźmĂ©e dans la pĂ©nitence, afin de racheter la faute dâavoir perdu le genre humain. » Vers 67, le pape Lin interdit formellement aux femmes dâassister la tĂȘte dĂ©couverte Ă la messe. Une mesure obligatoire qui sera confirmĂ©e, plusieurs siĂšcles plus tard par le Code de droit canonique de 1917 Quand ils assistent aux fonctions sacrĂ©es, spĂ©cialement Ă la messe, soit Ă lâĂ©glise, soit au dehors, les hommes doivent ĂȘtre dĂ©couverts, Ă moins que les circonstances nâimposent le contraire, ou que les usages nâexigent quâils restent couverts ; quant aux femmes elles doivent avoir la tĂȘte couverte et ĂȘtre vĂȘtues modestement, surtout quand elles sâapprochent de la sainte table » cf. canon 1 262 § 2. Lâobligation du port du voile se limitait aux lieux de culte Il ne faut pas perdre de vue que lâobligation du port du voile ne se limitait quâaux lieux de culte. Une fois hors de lâĂ©glise, aprĂšs les cĂ©lĂ©brations liturgiques, les femmes rangeaient leur voile et ne le mettaient pas dans les lieux publics. Avec le Concile Vatican II, les femmes sont autorisĂ©es Ă entrer dans les Ă©glises sans le voile. Lâobligation pour elles de se couvrir la tĂȘte nâapparaĂźt plus dans le Code de droit canonique de 1983, actuellement en vigueur. Quâen est-il alors du voile des religieuses ? Le voile chez les religieuses remonte Ă la tradition chrĂ©tienne monastique. Le pape LĂ©on Ier 440-461 dĂ©crĂšte que lâon ne donnerait aux religieuses le voile sacrĂ© quâaprĂšs quâelles avaient gardĂ© la virginitĂ© jusquâĂ lâĂąge de quarante ans. Autrefois, on parlait de prise de voile » pour dĂ©signer lâengagement dâune femme dans la vie religieuse. Ce voile signifie quâelle se sĂ©pare du monde pour une plus grande intimitĂ© avec Dieu. Câest un signe de son dĂ©sir de revĂȘtir le Christ et de lui appartenir. Signe de sa consĂ©cration, le voile exprime Ă©galement que la religieuse devient Ă©pouse du Christ. Depuis le concile Vatican II, toutefois, Ă travers le dĂ©cret Perfectae Caritatis », sur la rĂ©novation et lâadaptation de la vie religieuse, lâĂglise catholique a encouragĂ© les congrĂ©gations religieuses Ă adapter lâhabit religieux dont le voile signe de consĂ©cration aux exigences de la santĂ© et appropriĂ© aux circonstances de temps et de lieux ainsi quâaux besoins de lâapostolat » cf. Perfectae Caritate, 17. Câest ainsi que plusieurs congrĂ©gations religieuses fĂ©minines ont modernisĂ© leur habit religieux et que pour bon nombre dâentre elles, le voile nâest plus obligatoire. A lire aussi Question de foi notre dossier autour de la pratique des cultes et de rites PĂšre Roger Gomis
L'essayiste Caroline Fourest dĂ©nonce ce mercredi sur RMC une campagne publicitaire du Conseil de l'Europe, affirmant que "la libertĂ© est dans le hijab".Une campagne visant Ă lutter contre l'islamophobie est au cĆur de la polĂ©mique. LancĂ©e par le Conseil de l'Europe Ă la fin du mois d'octobre, cette campagne dĂ©fend, Ă travers une dizaine de visuels disponibles sur le site de l'institution et diffusĂ©s sur les rĂ©seaux sociaux, le port du voile comme un choix. "Mon voile, mon choix" peut-on lire sur des photos de femmes voilĂ©es. Mais le slogan qui fait polĂ©mique c'est surtout "la beautĂ© est dans la diversitĂ©, comme la libertĂ© est dans le hijab".Sans surprise, de nombreux politiques de droite et d'extrĂȘme-droite ont promptement rĂ©agi, dĂ©nonçant notamment l'usage de fonds publics pour promouvoir le port du voile. Le gouvernement, par l'intermĂ©diaire de la SecrĂ©taire d'Ătat chargĂ©e de la Jeunesse et de l'Engagement , a lui aussi rĂ©agit. Sarah El HaĂŻry a assurĂ© mardi soir sur LCI que "la France avait fait part de sa dĂ©sapprobation extrĂȘmement vive"."C'est trĂšs grave, c'est terrible. L'inĂ©galitĂ© est dans le hijab, Ă©tant donnĂ© que seules les femmes doivent porter le hijab et que les hommes ont la libertĂ© de montrer ce qu'ils veulent", a dĂ©plorĂ© ce mercredi sur RMC l'essayiste Caroline Fourest. La libertĂ© est dans la dĂ©mocratie, c'est la libertĂ© dĂ©mocratique qui permet Ă des femmes de porter librement le voile dans la rue sans qu'on vienne leur demander de le retirer", ajoute-t-elle."Cette campagne ne vise pas Ă lutter contre les agressions de femmes voilĂ©es dans la rue ce qui pourrait nous rĂ©unir mais seulement Ă promouvoir le port du voile pour les femmes auprĂšs de la jeunesse et leur dire que la libertĂ© c'est de porter le voile", dĂ©nonce "la pire et la plus voyante" des campagnes qui existent depuis des annĂ©es. Et selon elle, ces campagnes sont organisĂ©es par le dĂ©partement inclusion et lutte contre les discriminations du Conseil de l'Europe qui travaille en partenariat avec des associations proches des FrĂšres Musulmans "Ces associations sont créées spĂ©cifiquement pour faire du lobbying auprĂšs des instances europĂ©ennes pour obtenir ce genre de campagnes". Et de citer l'European Forum for Muslim Women, la Femiso et l'European Network against Racism Enar. "L'Enar touche un million d'euros de subventions par an de notre poche pour mener des campagnes sous prĂ©texte d'anti-racisme. Ces organisations sont quasiment utilisĂ©es pour faire des formations sur la lutte contre l'incitation Ă la haine. Mais l'incitation Ă la haine pour eux, c'est de la lutte contre le blasphĂšme. DĂšs qu'un propos laĂŻque ou fĂ©ministe est tenu, il est considĂ©rĂ© comme islamophobe", assure Caroline selon elle, mĂȘme les pays du Golfe, trĂšs conservateurs, ont arrĂȘtĂ©, Ă l'exception du Qatar, de financer ces Fourest dĂ©nonce Ă©galement les propos d'Eric Zemmour, le polĂ©miste d'extrĂȘme-droite dĂ©jĂ condamnĂ© pour incitation Ă la haine envers les musulmans, qui a rĂ©agi mardi Ă la campagne du Conseil de l'Europe, Ă©voquant un djihad publicitaire "Les mots qu'il choisit d'employer, les sĂ©quences qu'il fait comme demander Ă une femme dans la rue d'enlever son voile, c'est exactement ce qui nourrit la propagande victimaire des islamistes. Et les extrĂȘmes se font la courte Ă©chelle depuis des annĂ©es", ajoute l'essayiste qui plaide pour un travail "prĂ©cis et lucide" pour signaler et alerte les fondamentalistes au sein des populations musulmanes.>> A LIRE AUSSI - "La libertĂ© est dans le hijab" une campagne du Conseil de l'Europe rĂ©veille le dĂ©bat sur le voile en France
Le cauchemar peut devenir rĂ©alitĂ©. LâextrĂȘme droite, sans doute, nâa jamais Ă©tĂ© aussi forte Ă la veille dâune Ă©lection prĂ©sidentielle. Alors pour bien saisir les dommages, pour certains irrĂ©versibles, quâune prĂ©sidence Le Pen causerait au corps social et Ă nos libertĂ©s, Mediapart a interrogĂ© des dĂ©fenseurs et dĂ©fenseuses des droits des personnes Ă©trangĂšres, des musulmanes et des personnes LGBT, des droits des femmes, des enfants et des travailleurs et travailleuses, des reprĂ©sentantes de la justice et de lâĂ©ducation, des militantes engagĂ©es contre la prĂ©caritĂ© et les violences policiĂšres, en posant une seule question que provoquerait, trĂšs concrĂštement, une victoire de lâextrĂȘme droite le 24 avril prochain ? RĂ©ponse Ă treize voix. Nathalie Tehio, avocate et membre du bureau de la Ligue des droits de lâhomme LDH MĂȘme si lâon assiste Ă une accĂ©lĂ©ration de la rĂ©pression et de la surveillance depuis les annĂ©es Sarkozy, en particulier ces deux derniĂšres annĂ©es, le programme de lâextrĂȘme droite reprĂ©sente une vraie rupture le cadre dâun Ătat de droit est menacĂ©. Leur logique, câest de sâaffranchir de toute garantie et de recours possible aux juges. Câest lâinstauration dâun Ătat policier, oĂč la police dĂ©termine ce quâelle peut faire. On lui donne un serait le cas avec la âprĂ©somption de lĂ©gitime dĂ©fense des policiersâ. La loi prĂ©voit dĂ©jĂ de nombreux cas de lĂ©gitime dĂ©fense lorsque les policiers font usage de leur arme. Dire que ce nâest pas suffisant, comme Marine Le Pen, câest vouloir en faire une prĂ©somption indiscutable. Les policiers pourront sâaffranchir des conditions qui encadrent lâusage de leur arme ou de la force en gĂ©nĂ©ral. CĂ©dric Chouviat, par exemple, a Ă©tĂ© tuĂ© Ă lâoccasion dâun simple contrĂŽle routier si lâextrĂȘme droite passe, sa famille ne pourra pas porter plainte contre les policiers. Alors quâil est dĂ©jĂ trĂšs difficile de faire reconnaĂźtre des violences policiĂšres, ça deviendrait quasi mesure effrayante, qui assoirait encore le pouvoir discrĂ©tionnaire des forces de lâordre la possibilitĂ© qui leur serait donnĂ©e de porter plainte pour des attaques dont ils seraient victimes, tout en prĂ©servant leur anonymat dans les procĂ©dures. Cela ne laisserait aucune possibilitĂ© pour la personne mise en cause de vĂ©rifier la vĂ©racitĂ© des faits qui lui sont reprochĂ©s. En plus, les violences contre les forces de lâordre entraĂźnant moins de 8 jours dâITT sont passibles depuis janvier 2022 de 5 ans dâemprisonnement. Autrement dit vous pourrez prendre 5 ans de prison ferme pour avoir poussĂ© un policier dont vous ignorerez mĂȘme lâidentitĂ©. » Marine Le Pen en meeting Ă Perpignan, le 7 avril 2022. FanĂ©lie Carrey-Conte, secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de La Cimade droits des migrantesLes candidats dâextrĂȘme droite proposent une vision fantasmĂ©e et dangereuse », fondĂ©e sur lâidĂ©e quâil serait possible dâĂ©liminer les migrations. Selon FanĂ©lie Carrey-Conte, leurs programmes tendent ainsi Ă une limitation Ă lâextrĂȘme » de lâimmigration fin de lâautomaticitĂ© du regroupement familial et de lâacquisition automatique de la nationalitĂ© française par mariage, rĂ©duction du nombre de naturalisations, impossibilitĂ© de rĂ©gulariser les personnes en situation irrĂ©guliĂšre⊠Tout est rĂ©flĂ©chi pour rendre lâaccĂšs au sĂ©jour le plus restrictif possible, dans une logique de âmachine Ă expulserâ gĂ©nĂ©rant un climat de peur permanent pour les Ă©trangers. » Le droit dâasile serait vidĂ© de sa substance, avec lâexternalisation des procĂ©dures traitĂ©es dans les pays dâorigine ou des pays tiers et de profondes restrictions, et le droit du sol serait remis en question. Ă rebours du principe constitutionnel dâĂ©galitĂ©, la âprĂ©fĂ©rence nationaleâ entraĂźnerait des privations dramatiques dâaccĂšs au travail, aux prestations familiales ou au logement. » Bien loin de lâinconditionnalitĂ© des droits humains et la mise en avant dâune humanitĂ© commune » dĂ©fendues par La pouvoir, cette idĂ©ologie accĂ©lĂšrerait la libĂ©ration de paroles racistes et xĂ©nophobes, gĂ©nĂ©rant des actes de discrimination envers les personnes Ă©trangĂšres. Cela mĂšnerait Ă une fracturation accrue de la sociĂ©tĂ©, Ă des tensions sociales toujours plus exacerbĂ©es et Ă des rĂ©gressions sociales et dĂ©mocratiques majeures pour des millions de personnes », conclut FanĂ©lie Carrey-Conte. En comptant malgrĂ© tout sur les capacitĂ©s de rĂ©sistance de la sociĂ©tĂ© Parisot, prĂ©sidente de lâUnion syndicale des magistrats majoritaire On a du mal Ă apprĂ©hender comment le programme de Marine Le Pen pourrait ĂȘtre applicable. Doubler en cinq ans nombre de magistrats, câest trĂšs ambitieux mais irrĂ©alisable. Pour ce qui est des peines, le recours gĂ©nĂ©ralisĂ© Ă des peines de prison ferme, prĂ©sentĂ©es comme la seule sanction efficace, la rĂ©duction des amĂ©nagements de peines et les courtes peines effectuĂ©es en prison, tout cela rendrait trĂšs insuffisantes les 85 000 places de prison qui figurent Ă son programme. Quant Ă la prĂ©somption de lĂ©gitime dĂ©fense pour les forces de lâordre, câest extrĂȘmement dangereux. Elle lĂ©gitime toute violence policiĂšre ou presque. Cela ne nous paraĂźt pas de nature Ă amener plus de sĂ©curitĂ©. »Nils Monsarrat, secrĂ©taire national du Syndicat de la magistrature Câest trĂšs difficile de se prononcer sur ce que deviendrait lâexercice professionnel des magistrats si Marine Le Pen Ă©tait Ă©lue, car il y a un grand flou autour de son programme sur la justice â elle a assoupli son discours, mĂȘme si les fondamentaux restent. Elle met en avant une augmentation du recrutement des magistrats comme tous les candidats, ou presque, un mode de recrutement modifiĂ©, et surtout un durcissement lĂ©gislatif avec une diminution de la marge de manĆuvre des magistrats. ConcrĂštement, cela risque de poser de grosses difficultĂ©s. On risque de perdre une marge dâadaptation aux situations individuelles, de se retrouver face Ă des situations aberrantes du type âpeines planchersâ, des incarcĂ©rations trĂšs brĂšves, et moins dâamĂ©nagements de risque dâaggraver la situation, avec beaucoup plus dâincarcĂ©rations et beaucoup moins de prĂ©vention et de rĂ©insertion. Les consĂ©quences de ce programme, ce serait de courtes peines dâemprisonnement, supposĂ©ment âau nom du bon sensâ, câest la rhĂ©torique habituelle de lâextrĂȘme droite. Or toutes les Ă©tudes dĂ©montrent que les courtes peines sont criminogĂšnes, quâelles dĂ©sinsĂšrent et provoquent de la rĂ©cidive. Par ailleurs, les sorties sĂšches en fin de peine se multiplieraient ; or, lâamĂ©nagement de peine est essentiel pour Ă©viter que les gens rĂ©itĂšrent une infraction. La seule logique de ce programme reviendrait Ă construire toujours plus de prisons et dâenfermer Ă©ternellement les gens. Ce serait la fin de lâĂtat de droit. »Marie-Aleth Grard, prĂ©sidente dâATD-Quart Monde Les programmes de lâextrĂȘme droite ne sont pas du tout favorables aux plus vulnĂ©rables, mĂȘme sâils ont lâair sĂ©duisants lorsquâon en fait une lecture rapide. Marine Le Pen fera le tri entre les âbonsâ et les âmauvaisâ pauvres, puisque ne seront aidĂ©s que ceux qui possĂšdent une carte dâidentitĂ© française. Ă lâheure actuelle, le non-recours aux droits [faute dâinformation suffisante des bĂ©nĂ©ficiaires, Ă cause de procĂ©dures complexes, etc. â ndlr] est important et je crains que ce soit plus le cas encore avec le Rassemblement national beaucoup de personnes auront peur de demander ce Ă quoi elles ont droit. LâextrĂȘme droite veut rĂ©duire les droits fondamentaux des Ă©trangers qui permettent aux plus vulnĂ©rables dâavoir une vie Ă Ă©gale dignitĂ© des autres, veut leur interdire lâaccĂšs aux prestations sociales, aux soins, Ă lâemploi, Ă un logement digne et durable, Ă lâĂ©ducation pour les enfants. On imagine trĂšs bien ce que cela peut signifier pour les gens du voyage par exemple. Alors que câest dĂ©jĂ bien compliquĂ© pour eux, leur vie pourrait devenir encore plus difficile. Ă ATD Quart Monde, nous nâavons pas rencontrĂ© les reprĂ©sentantes de lâextrĂȘme droite pendant la campagne, nous ne dialoguons pas avec eux. »Matthieu Gatipon-Bachette, porte-parole de lâInter-LGBT Le risque est bien rĂ©el, on le constate tous les jours en tant que militantes, Ă lâĂ©chelle locale. Quand il y a des Ă©lus RN dans les conseils municipaux ou rĂ©gionaux, ils sâopposent systĂ©matiquement aux demandes de financements sur des thĂ©matiques LGBTQI+. Si demain, on a des gens de cet acabit-lĂ Ă la tĂȘte du pays, ce sera trĂšs compliquĂ© de continuer de fonctionner correctement. On a peur que lâextrĂȘme droite fasse tout ce qui est en son pouvoir pour empĂȘcher le peu de prĂ©vention qui continue dâexister. Quand on voit leur intĂ©rĂȘt pour des pays comme la Hongrie de Viktor OrbĂĄn, on peut craindre une loi âanti-propagande LGBTâ par exemple. En ce qui concerne la PMA, Ăric Zemmour a annoncĂ© quâil reviendrait dessus. Vu les difficultĂ©s quâon a eues Ă faire Ă©merger cette loi [qui a ouvert lâaccĂšs aux femmes seules et couples lesbiens ândlr], ce serait catastrophique, cela redirigerait tout un tas de couples vers lâĂ©tranger, devant payer des sommes indĂ©centes. Pour le mariage pour tous, je ne crois pas trop que lâextrĂȘme droite reviendrait dessus â cela mâĂ©tonnerait, du moins. Marine Le Pen a dit quâelle voulait faire un moratoire de 3 ans sur les questions sociĂ©tales. Mais Ă partir du moment oĂč vous avez des gens qui considĂšrent que les discours progressistes que portent les assos LGBT sont nuisibles, tout est possible. Ils sont prĂȘts Ă tout. »Sihem Zine, prĂ©sidente dâAction droits des musulmans Je suis effrayĂ©e », sâalarme la militante dâune des derniĂšres associations de dĂ©fense des droits des musulmans non dissoute par le gouvernement. Ce nâest pas tant le programme de Marine Le Pen qui lâinquiĂšte que son idĂ©ologie En cas dâĂ©lection, elle aurait dĂ©jĂ dans notre droit tous les outils Ă sa disposition il y a dĂ©jĂ la dĂ©chĂ©ance de nationalitĂ©, dĂ©jĂ le retrait des titres de sĂ©jour, dĂ©jĂ le gel des avoirs, dĂ©jĂ la fermeture de lieux de culte, dĂ©jĂ les Micas [les mesures administratives permises par la loi SILT de 2017 comme lâobligation de ne pas quitter une zone gĂ©ographique donnĂ©e â ndlr], la sociĂ©tĂ© civile musulmane a dĂ©jĂ Ă©tĂ© quasiment Ă©radiquĂ©e⊠Elle nâaura quâĂ appuyer sur lâaccĂ©lĂ©rateur par rapport Ă ce quâa fait GĂ©rald Darmanin. Cela fait des annĂ©es que nous nous battons contre une batterie de dispositions sur lesquelles nous alertions âImaginez quâelles tombent entre de mauvaises mains.â » Concernant le projet de rĂ©fĂ©rendum sur lâimmigration et lâidentitĂ© promis par Marine Le Pen, Sihem Zine estime que, dans les faits, ça ne changera pas grand-chose. Mais elle va inscrire la discrimination dans la Constitution ». Et puis, concernant le projet dâinterdiction du port du voile uniforme islamiste » selon Le Pen dans lâespace public, elle sâinquiĂšte Elle va faire quoi, leur mettre une amende ? Les mettre en prison ? Leur arracher leur voile ? Il va forcĂ©ment y avoir des accrochages et des situations qui vont dĂ©gĂ©nĂ©rer. » Quand on voit dĂ©jĂ le projet de loi visant Ă combattre les idĂ©ologies islamistes quâelle avait dĂ©posĂ© en 2021, jâai peur, poursuit Sihem Zine. Marine Le Pen mĂ©lange immigration et islamisme. Elle va instaurer un ordre moral, et si une association ne le respecte pas, ce sera la dissolution, la privation des droits civils. Tous les rĂ©seaux sociaux, les sites Internet vont ĂȘtre surveillĂ©s. Les policiers risquent Ă©galement dâavoir carte blanche. Des jeunes risquent de se faire tabasser dans la rue. Les groupuscules dâextrĂȘme droite, eux, vont avoir un sentiment dâimmunitĂ© et sâen donner Ă cĆur joie. »GrĂ©gory Chambat, enseignant Ă Mantes-la-Ville et syndicaliste Sud Ăducation, auteur de LâĂ©cole des rĂ©ac-publicains la pĂ©dagogie noire du FN et des nĂ©oconservateurs » LâĂ©ducation est une obsession historique de lâextrĂȘme droite depuis 150 ans et la mise en place de lâĂ©cole publique. Elle en a toujours fait un terrain dâintervention, pour faire avancer ses idĂ©es contre lâĂ©galitĂ© et lâĂ©mancipation. Ils veulent mettre au pas lâĂ©ducation, en faire lâun des outils de leur idĂ©ologie. Cela se voit dans lâenseignement de lâhistoire par exemple ce qui compte, ce nâest pas la transmission dâune histoire vĂ©rifiĂ©e, scientifique, seulement de construire un roman national. La victoire de lâextrĂȘme droite, ce serait la fin de la libertĂ© pĂ©dagogique, puisquâelle veut remplacer la pĂ©dagogie par du dressage. Elle a la nostalgie dâune Ă©cole avec un enseignement autoritaire, vertical, uniforme [Marine Le Pen veut par exemple renforcer lâexigence de neutralitĂ© absolue » des enseignantes, accroĂźtre le pouvoir de contrĂŽle des inspections en la matiĂšre » et sanctionner les professeurs qui ne signalent pas les cas problĂ©matiques » â ndlr]. Cette nostalgie, câest en rĂ©alitĂ© celle dâun systĂšme Ă©ducatif de sĂ©grĂ©gation sociale. Ă chaque fois que Zemmour parle de lâĂ©cole, câest pour dĂ©noncer une idĂ©ologie antiraciste ou les questions du budget, il y a quelque chose de trĂšs significatif dans le programme de Marine Le Pen [qui prĂ©tend accroĂźtre significativement » les heures de cours en primaire mais prĂ©voit aussi de renforcer lâorientation prĂ©coce des Ă©lĂšves » et de transformer le brevet en examen dâorientation post-3e » â ndlr] elle entend rĂ©duire les effectifs dans lâĂducation nationale, mais ceux des personnels non enseignants, câest-Ă -dire administratifs, de cantine, secrĂ©taires... En clair enlever tout ce qui ne se voit pas, mais qui est essentiel au bon fonctionnement dâun Ă©tablissement. »Marylie Breuil, militante fĂ©ministe au collectif Double peineCette ancienne porte-parole de NousToutes sâalarme, en cas de victoire de lâextrĂȘme droite, dâun recul trĂšs net en termes dâavancĂ©es des droits des femmes et de lutte contre les violences sexuelles », jugeant les programmes des deux candidats en lice trĂšs dangereux », tant pour la prĂ©servation des droits des femmes que pour lâacquisition des droits manquants. Ils ne proposent aucune mesure concrĂšte pour lutter contre les violences sexuelles, et cette lutte est instrumentalisĂ©e en disant que les violences seraient perpĂ©trĂ©es par des personnes Ă©trangĂšres, alors que tous les chiffres montrent que les auteurs de violences sont issus de tous les milieux sociaux. Ăric Zemmour est par ailleurs accusĂ© dâagressions sexuelles par huit femmes ; il nâest pas le seul, mais avoir un prĂ©sident mis en cause pour de tels faits serait un crachat aux visages des victimes ». Plus largement, les deux candidats sont opposĂ©s Ă la PMA, au mariage pour tous et toutes, et favorables Ă lâinterdiction du voile dans lâespace public, ce qui est une entrave au droit des femmes de disposer de leur corps, Ă leur libertĂ© de sâhabiller comme elles le souhaitent. » De fait, dans les programmes de Le Pen comme de Zemmour, les droits des femmes ne sont abordĂ©s quâĂ travers le prisme de la famille mesures en faveur de la natalitĂ©, opposition donc Ă la PMA et la GPA et de la sĂ©curitĂ© lutte contre le harcĂšlement de rue » et les violences conjugales. Rien sur les inĂ©galitĂ©s femmes-hommes qui ne sont Ă©voquĂ©es quâen lien avec lâislamisme ou la charia, ni sur les discriminations Le Pen sâest, au fil des annĂ©es, opposĂ©e aux avancĂ©es rĂ©centes en matiĂšre de droits des femmes lois instaurant la paritĂ© elle a depuis changĂ© dâavis, fĂ©minisation des titres, allongement des dĂ©lais dâIVG, etc. En 2012, elle avait dĂ©noncĂ© les avortements de confort » et plaidĂ© pour le dĂ©remboursement de lâIVG en cas de choix budgĂ©taire Ă faire ». Quant Ă Ăric Zemmour, lâessentiel de son programme concernant les femmes repose sur une dĂ©fense de la complĂ©mentaritĂ© des sexes », de la famille » et la dĂ©nonciation de la propagande idĂ©ologique de certains lobbies » qui menaceraient ses fondements ».Marion Tambourindeguy et Marie Petruzzi, mĂ©decins du ComitĂ© pour la santĂ© des On ne pensait pas que son programme Ă©tait aussi brutal, ça fait froid dans le dos », rĂ©agissent les deux gĂ©nĂ©ralistes. En rĂ©duisant les possibilitĂ©s pour les exilĂ©es de dĂ©poser une demande lâasile, Marine Le Pen leur retirera de facto la protection maladie universelle accessible aujourdâhui aux demandeurs d'asile. La suppression de lâaide mĂ©dicale dâĂtat AME, par ailleurs, privera les sans-papiers dâaccĂšs aux soins. Or, le milliard dâeuros engagĂ©s pour lâAME est utile Plus on retarde les soins des malades, plus ils y ont recours en urgence, et plus cela coĂ»te cher. Nos patients sont atteints de maladies cardiovasculaires, mais aussi de troubles psychiques, car beaucoup ont Ă©tĂ© victimes de violences, surtout les femmes. »LâĂ©lection de Le Pen serait donc une catastrophe », le dĂ©tricotage des droits irait encore plus vite », mais lâaccueil des personnes exilĂ©es est mis Ă mal depuis des annĂ©es », tiennent Ă rappeler les deux mĂ©decins. Aux rĂ©formes de Le Pen, elles opposeraient la dĂ©ontologie mĂ©dicale qui demande de soigner toute personne sans discrimination ». Et mĂȘme si la prĂ©sidente du RN menace de sanctions pĂ©nales » les gens aidant des sans-papiers pour quelque motif que ce soit », on rĂ©sisterait », Debay, CGT, responsable du collectif confĂ©dĂ©ral chargĂ© des luttes contre les idĂ©es dâextrĂȘme droiteParce quâelle nourrit une haine du syndicalisme », lâextrĂȘme droite voudrait cantonner les syndicats Ă lâentreprise, pour quâils ne sâimpliquent surtout pas dans la vie de la citĂ© » ; elle entend mĂȘme le moraliser, ce qui fait craindre le pire ». Selon Pascal Debay, qui forme des syndicalistes sur le sujet et publie des fiches pratiques, la tĂąche de dĂ©cryptage nâest pas simple les questions Ă©conomiques et sociales sont le cĆur de lâambition de normalisation du RN ». Marine Le Pen est en train de capter la colĂšre sociale » mais ne propose que des recettes libĂ©rales ». Et son projet, centrĂ© sur la prioritĂ© nationale, ne fera que diviser » les salariĂ©es. LâextrĂȘme droite pointe lâimmigrĂ© pour mieux servir les exploiteurs », poursuit celui qui ne voit rien de social » dans le projet du RN. Le Pen ne dit rien sur les salaires, Ă part baisser les cotisations. Rien sur la rĂ©duction du temps de travail. Elle refuse dâaugmenter le Smic. Et sur les retraites, ce nâest pas progressiste pour partir Ă 60 ans, il faudrait travailler 40 ans. Cela sâadresse Ă une extrĂȘme minoritĂ©. » Lyes Louffok, militant des droits de lâenfant Ce qui mâinquiĂšte le plus, câest le sort des MNA [mineurs Ă©trangers non accompagnĂ©s, dont la prise en charge est confiĂ©e aux services de lâaide sociale Ă lâenfance de chaque dĂ©partement â ndlr]. Marine Le Pen les voit comme un poids, comme sâils Ă©taient responsables de lâexplosion du systĂšme de protection de lâenfance. Ce discours est abject et faux scientifiquement. Au nom de la âprioritĂ© nationaleâ, elle mĂšnerait une politique clairement raciste en remettant en cause, Ă leur Ă©gard, le principe de âprĂ©somption de minoritĂ©â, prĂ©vu par la convention internationale des droits de lâenfant un enfant doit ĂȘtre prĂ©sumĂ© mineur le temps que des investigations soient menĂ©es [pour vĂ©rifier son Ăąge â ndlr]. Ces investigations sont dĂ©jĂ trĂšs maltraitantes en France avec des tests osseux, etc., mais Marine Le Pen ne ferait quâaggraver la situation. Cette inquiĂ©tude est aussi liĂ©e Ă sa promesse de ârecentraliserâ la protection de lâenfance [afin que lâĂtat reprenne la main sur les dĂ©partements â ndlr]. Cette ârecentralisationâ de lâASE, câest lâune de nos revendications de longue date â un prĂ©alable Ă toute rĂ©forme systĂ©mique. Mais chez Marine Le Pen, ce serait un moyen de sâassurer que lâaccĂšs Ă une protection est partout restreint pour les MNA au lieu de les protĂ©ger, elle les laisserait en Ă©tat de dĂ©shĂ©rence totale, livrĂ©s Ă tous les dangers. Ă tout prendre, si le RN arrivait au pouvoir, je prĂ©fĂšrerais encore que les dĂ©partements conservent la responsabilitĂ© de lâASE. »Danyel Dubreuil, coordinateur dâune plateforme de lutte contre la prĂ©caritĂ© Ă©nergĂ©tique baptisĂ©e RĂ©novons ! » RĂ©seau Action Climat, Fondation AbbĂ© Pierre, Enercoop... Sur la prĂ©caritĂ© Ă©nergĂ©tique, problĂ©matique qui touche 12 millions de Françaises et de Français, Le Pen comme Zemmour restent dans lâincantatoire. Parce que vu le nombre dâemplois Ă crĂ©er pour la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique, cela les amĂšnerait sur un terrain oĂč ils nâont pas envie dâaller, quand on sait dâoĂč est originaire la main-dâĆuvre du BTP, et sachant que, dans lâhistoire, ce sont les immigrĂ©s qui ont reconstruit la France de lâaprĂšs-guerre. RĂ©nover les passoires Ă©nergĂ©tiques, tout en faisant en sorte que les plus pauvres ne soient pas confrontĂ©s Ă des coĂ»ts insurmontables, cela nĂ©cessite beaucoup dâaides et dâinvestissements publics qui ne sont pas dans le logiciel de lâextrĂȘme droite. Par ailleurs, notre travail de dĂ©tection et dâaccompagnement des mĂ©nages en prĂ©caritĂ© Ă©nergĂ©tique est portĂ© par un maillage associatif ; or, via les expĂ©riences municipales, on sait quelles relations entretient le RN avec les associations, en leur imposant, notamment, de ne travailler quâavec certains publics. De mĂȘme, on sait que lâextrĂȘme droite veut insĂ©rer dans tout systĂšme dâaide des Ă©lĂ©ments de discrimination, de prĂ©fĂ©rence nationale. Sachant que les prĂ©caires Ă©nergĂ©tiques se situent notamment dans les Ăźlots de pauvretĂ© des zones urbaines denses, oĂč sont historiquement concentrĂ©es les personnes issues de lâimmigration et/ou de la colonisation, une victoire de lâextrĂȘme droite serait un dĂ©sastre social sur le front de la rĂ©novation, du climat et de la lutte contre la pauvretĂ©. Idem pour toutes les personnes qui sont parvenues Ă accĂ©der Ă la propriĂ©tĂ© aprĂšs la deuxiĂšme voire troisiĂšme gĂ©nĂ©ration, et dont les petits pavillons Ă cinquante kilomĂštres du centre des mĂ©tropoles ou dans les territoires pĂ©riurbains sont des passoires Ă©nergĂ©tiques. »